Blog de Rawa-Marie Pichetto
Écriture spontanée, sans fioritures...

Ce blog est un récit.
Le récit de "personnages en quête d'auteur", comme dirait Pirandello...
Il s'agit de passer l'énergie sous forme de mots et d'images qui eux-mêmes vont pouvoir la recréer à nouveau. C'est toute la difficile alchimie du Verbe et de ses diverses articulations.
Alchimie que l'on trouve au théâtre.
Les planches m'ont appris ce mystère incroyable que l'on trouve dans les mots. Ces mots qui nous touchent, nous caressent, nous procurent du plaisir. Les mots qui parviennent à notre peau, sensuellement parfois. Et nous n'en sortons pas indemnes.
J'emprunte à tout ce monde de la scène - théâtre, cirque, danse, théâtre dansé, etc. - sa magie ; afin qu'il en tombe par-ci et par-là, dans ces mots que je crée, par-ci et par-là...


En contrepartie du "chapeau" de ce blog (la citation de Paul Valéry), je pense à ce poème de Charles Baudelaire dans les Fleurs du Mal :

'Correspondances'
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

samedi 29 octobre 2016

Toi, la mort et les mots dispersés ça et là ... 

J'ai appris ta mort sur ta page ... facebook ! Toi qui ne disais pas un seul mot de ta vie privée!
Tu es devenu tout-à-coup public, mon ami!
J'aurais bien aimé avoir ton analyse sur le rôle du réseau social lors d'un décès, la gestion de l'identité du défunt, etc.
On a écrit beaucoup de choses sur toi, des mots que tu aurais aimé entendre de ton vivant... Des mots très beaux, très justes. Certains de tes amis et/ou connaissances avaient saisi de toi une quintessence... qui a besoin de temps pour être comprise !

J'ai beaucoup de mal à croire à ton "départ", tes mots habitent ma pensée. Malgré nos échanges peu joyeux les 3 derniers mois avant ton décès...
Cela n'enlève rien à la connaissance intime que j'ai de toi.

J'ai envie de te parler... comme je l'ai toujours fait.

Je ne sais plus où me situer puisque dans la réalité "réelle" d'avant ta mort, j'étais virée. Mais dans la réalité de mon coeur il y a quelque chose de bizarre qui me parvient... : Victor-Emmanuel !

Alors, est-ce que j'ouvre le dossier, gros de 15 ans, ou je ferme prenant conscience que tu "je n'étais plus rien pour toi", comme "on" m'a dit de la part de ta famille ?

Je ne sais pas... plus!
On a toujours "glosé comme des marins ivres d'embruns" tu m'écrivais cet été, cette belle image de nos échanges et tendance à parler, parler, parler...
J'ai envie de rendre hommage à la beauté, malgré toutes les blessures. La beauté de ce que tu as été et de ce que tu as diffusé. Que je connais si bien.

Accepter le démon et l'ange... Accepter nos contradictions, nos hallucinations et continuer, dignement, amplement, d'une manière loyale.







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