Blog de Rawa-Marie Pichetto
Écriture spontanée, sans fioritures...

Ce blog est un récit.
Le récit de "personnages en quête d'auteur", comme dirait Pirandello...
Il s'agit de passer l'énergie sous forme de mots et d'images qui eux-mêmes vont pouvoir la recréer à nouveau. C'est toute la difficile alchimie du Verbe et de ses diverses articulations.
Alchimie que l'on trouve au théâtre.
Les planches m'ont appris ce mystère incroyable que l'on trouve dans les mots. Ces mots qui nous touchent, nous caressent, nous procurent du plaisir. Les mots qui parviennent à notre peau, sensuellement parfois. Et nous n'en sortons pas indemnes.
J'emprunte à tout ce monde de la scène - théâtre, cirque, danse, théâtre dansé, etc. - sa magie ; afin qu'il en tombe par-ci et par-là, dans ces mots que je crée, par-ci et par-là...


En contrepartie du "chapeau" de ce blog (la citation de Paul Valéry), je pense à ce poème de Charles Baudelaire dans les Fleurs du Mal :

'Correspondances'
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

jeudi 12 janvier 2017


12 janvier 2017

Ça fait longtemps que je n'écris plus rien… Je survole – très rapidement – tout. Je suis devenue une machine… Je réfléchis moins qu'avant ; je fonce.

Les jours passent depuis le 22 octobre 2016, le jour où ton cœur s'est arrêté. J'ai franchi de différents paliers depuis ton départ… Entre une sorte d' « ivresse » psychologique due au choc de cette annonce « surréaliste »… et un atterrissage dur dans la réalité où effectivement tu n'es plus là.

Là, lorsque j'écris, je te parle en fait. Mais j'ai beaucoup de mal à avaler le fait que tu ne sois plus là… Après ton décès, j'étais rentrée dans un état de presque « croire » que ton « esprit » était là… Je ne sais pas pourquoi ! Ça m'a perturbée profondément, d'autant plus que je ne suis pas croyante…

Puis, cette connexion s'est arrêtée. Mais tu es là partout, dans mon histoire, ma vie, mon identité.

Cette identité après laquelle je cours depuis des années… cherchant à redéfinir les mots, à leur trouver un véritable sens. Car le sens s'est dispersé.

Ce que je voudrais définir c'est à quel point la vie est en dehors du langage… y compris ce que nous sommes.
- -

Ma mémoire, malgré tout, arrive à retrouver ton sourire et ta vivacité. J'aime beaucoup parler de toi tellement la vie palpitait en toi Senior Pichetto ! Et tu étais presqu'un être dansant dans l'âme !

Je viens de découvrir la voix d'une chanteuse que je ne connaissais pas : Dorsaf Hamdani. Elle a fait un CD rassemblant les chansons de Barbara et de Fairouz qu'elle interprète ! Rien que ça… Tu aurais aimé, j'en suis sûre. Il faut croire que cette musique me met de bonne humeur…

Si au moins tu avais une tombe, je serais venue te raconter cela de vive voix !

A défaut, je le fais ici. C'est peut-être mieux, car ça permet de partager… « le pain de l'amitié ».

Bonne soirée Pittoto… 




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